Instrument
Le vibraphone est un instrument de la famille des claviers inventé au début du XXème siècle aux États-Unis. Si vous allez écouter un orchestre en concert, vous le verrez dans le fond de la scène près des percussionnistes. Il peut se jouer avec quatre baguettes en même temps. Le choix de ces dernières permet de modifier le timbre de l’instrument. Tout comme un piano, il possède une pédale qui permet à l’instrumentiste de libérer le son. Ainsi, il est possible de jouer des sonorités sèches ou bien plus moelleuses. C’est pourquoi, il a rapidement séduit de nombreux instrumentistes de jazz étant donné qu’il permettait d’explorer l’univers feutré si caractéristique de ce genre musical et de biens d’autres esthétiques. Gary Burton, un des vibraphonistes les plus connus des années 1960, ne s’est pas privé de jouer un célèbre morceau de bossa nova, “Chega de Saudade”.
Dans le cadre de la musique savante, l’instrument a séduit de nombreux compositeurs occidentaux comme Darius Milhaud, Olivier Messiaen ou Pierre Boulez. Dans le cas de la pièce musicale Le Marteau sans maître de Pierre Boulez composée en 1954, le vibraphone permet de compléter le timbre de la pièce par sa présence plus résonnante et percussive. Il est en opposition de couleur face au rugueux du violon et de la flûte.
L’aspect onirique de la couleur du vibraphone, ainsi que sa tessiture sur trois octaves, a incité de nombreux instrumentistes à transposer d’autres pièces. Ainsi, il est possible de jouer des compositeurs antérieurs à la création de cet instrument, comme Jean-Sébastien Bach par exemple. Par exemple, vous ne pourrez qu’apprécier l’aspect brillant et doux, amplifié par la qualité de l’enregistrement, de cet instrument dans cette transposition de “la Gigue” du célèbre compositeur allemand du XVIIIème siècle.
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